Le corps féminin idéal à travers les âges

Publié par Aline le 13 avril 2023
Minceur, rondeur, comment évoluent les standards de la beauté féminine ? 2674 vues

La beauté maternelle des femmes préhistoriques

Quelques statuettes datant de l'ère préhistorique nous permettent d'imaginer les critères de beauté des femmes de cette époque si lointaine. Sur ces premières sculptures, les visages sont peu visibles et l'accent est mis sur les cuisses, le ventre et les seins. La beauté des femmes semble concerner la fécondité. De leur ventre naît, la vie et c'est ce qui est beau pour nos ancêtres préhistoriques… Pas question de régime ou de programme minceur pour l'homme de Cromagnon.

💡 Connaissez-vous la Vénus de Willendorf ?
Cette statuette est l'une des œuvres d'art paléolithique les plus connues. Elle a été découverte en 1908 à Willendorf, sur les rives du Danube en Autriche. Elle daterait de 25 000 à 30 000 avant Jésus-Christ. Cette statuette de 11 centimètres de hauteur représente une femme entièrement nue, au ventre très arrondi, aux organes génitaux disproportionnés et aux énormes seins. Son visage est caché par des tresses enroulées. Ce corps semble être une personnification de la fertilité.

La beauté mythique des femmes de l'antiquité

💡 Le buste de Néfertiti : incarnation de la beauté du visage féminin
La reine Néfertiti est surtout connue aujourd'hui pour son célèbre buste, une sculpture en calcaire peinte au XIVe siècle avant Jésus-Christ. Représentative de l'art amarnien, cette œuvre impressionne par sa construction très symétrique et régulière. Elle représente probablement un portrait idéalisé de la reine d'Egypte. Cette sculpture a traversé les temps et incarne à elle seule la beauté intemporelle des femmes.

Dans la Grèce Antique, les normes de beauté ne sont pas les mêmes. Le corps féminin parfait à cette époque est doté de formes généreuses et d'une peau claire. Les diktats de la beauté impactaient davantage les hommes en Grèce dans l'Antiquité. Entretenir son corps est gage de beauté à cette époque, pour les femmes comme pour les hommes. Les muscles et les silhouettes élancées font partie intégrante des critères de beauté dans l'Antiquité grecque.

La beauté oisive des femmes au Moyen Âge

Au Moyen Âge, les canons de beauté sont assez précis. Certaines caractéristiques physiques sont particulièrement appréciées chez les femmes : la blondeur, la peau pâle, les lèvres et les joues légèrement rouges, le ventre rebondi, les hanches étroites et les petits seins.

La peau bronzée est décriée, car elle fait écho aux longues journées de labeur des paysannes dans les champs. Au contraire, la peau blanche témoigne d'une certaine oisiveté, apanage des femmes riches.

À cette époque, on apprécie aussi les femmes aux fronts hauts. Certaines n'hésitent pas alors à se tirer les cheveux en arrière ou même à s'épiler les cheveux pour dégager leur front.

La beauté charnelle des femmes à la Renaissance

La célèbre Naissance de Vénus, peinte par Botticelli, nous donne une idée assez pointue des critères de beauté à l'époque de la Renaissance. Les formes sont à l'honneur. Elles sont gage de richesse et de bonne santé. Le régime n'est pas de mise.

Peau claire, long cou, petits pieds, lèvres et joues vermeille, poitrine ronde, yeux foncés… Tels étaient les canons de beauté. Les femmes prêtaient une grande attention à leurs cheveux et à leur peau. Elles ont été sublimées par de nombreux peintres et sculpteurs, inspirés par la beauté féminine.

La beauté extravagante des femmes du 17ème siècle

Avec leur perruque immense, leur maquillage sensuel et leur poitrine imposante, les femmes du 17ème siècle ne passent pas inaperçues ! Véritable ode aux femmes girondes et pulpeuses, ce siècle non plus ne semble guère mettre à la mode les régimes ou la perte de kilos, quoique :

Pour encore plus d'extravagance, les femmes de l'époque n'hésitent pas à utiliser des accessoires pour modeler leur corps :

  • Les corsets permettent d'obtenir une taille de guêpe et une poitrine imposante.
  • Des structures en bois, positionnées sous les robes, aident à donner l'illusion de hanches plus larges.

Le maquillage est de mise. Le teint pâle est encore à la mode et le rouge à lèvres bien rouge est un must have du 17ème siècle !

Le retour au naturel des femmes du 18ème siècle

Le 18ème siècle, siècle des Lumières, voit émerger de nouveaux courants de pensée, qui auront un impact direct sur les normes de beauté de l'époque. Dans le sillon de Jean-Jacques Rousseau, le retour à la nature envahit les modes de réflexion et les modes vestimentaires.

Les diktats de la beauté de l'époque s'inscrivent dans cette nouvelle logique. Les femmes portent moins de maquillage. Le teint de porcelaine, très naturel, est l'un des critères de beauté du siècle. Les chevelures sont désormais un peu décoiffées.

💡 La mode des mouches
Au 17ème siècle, les mouches étaient surtout utilisées pour cacher les boutons ou les imperfections liées à la petite vérole, qui sévissait à l'époque. Au 18ème siècle, elle devient un véritable accessoire de mode. Elle est utilisée pour séduire. Elle permet notamment de sublimer le teint clair, tant apprécié.

Les beautés contradictoires des femmes du 19ème siècle

Au 19ème siècle, on voit apparaître des critères de beauté vraiment opposés. Deux types d'idéaux féminins apparaissent alors :

  • La « belle malade » : caractérisée par des yeux cernés, un teint pâle, des joues creusées et une certaine maigreur. Elle incarne d'une certaine manière tout le mystère féminin.
  • La « petite bourgeoise » : un peu dodue et le corps laiteux, elle symbolise la fécondité. Comme quoi rien n'est jamais si simple ; un idéal privilégiant les formes rondes peut coexister avec un idéal plus porté sur des silhouettes fines et sans kilos en trop.

💡 Du maquillage pour avoir l'air malade
Pour correspondre à ces critères de beauté, les femmes du 19ème siècle utilisent un drôle de maquillage. Elles appliquent des fards bleuâtres, verdâtres et jaunâtres. Le diktat de la minceur fait son entrée et les femmes commencent à faire attention à leur poids !

La beauté garçonne des années folles

Dans les années 20, les critères de beauté changent radicalement. La femme garçonne a peu de poitrine et porte fièrement une coupe de cheveux courte. La minceur devient cette fois synonyme de bonne santé. Les jambes fines et les ventres plats sont à la mode ! L'ombre des régimes minceur n'est pas très loin.

La Première Guerre mondiale a fait évoluer les mentalités, en plaçant les femmes dans des emplois d'hommes. Finies les formes charnues et la peau blanchâtre.

La beauté des pinups des années 50

Les années 50, post-guerre, voient apparaître un retour aux formes généreuses. Marylin Monroe, la blonde sulfureuse, est à l'honneur. Ce nouvel idéal féminin, venu tout droit d'Hollywood, célèbre les lèvres pulpeuses, les poitrines généreuses, les hanches prononcées.

Les femmes se veulent de véritables pin-ups, glamour à souhait ! Elles se colorent les cheveux et adoptent des coiffures volumineuses et sensuelles. Dans l'Amérique de l'opulence, une certaine rondeur devient une marque de santé et de plaisir de vivre.

La beauté libérée du 20ème siècle

Pas de répit pourtant pour la dictature des formes à adopter pour plaire. Depuis les années 60 et jusqu'à la fin du 20ème siècle, les corps filiformes reviennent en force ! Les jambes longues, les ventres plats, les silhouettes élancées sont tendance. Les visages bronzés, incarnant le sport et la bonne santé, sont à la mode.

Peu à peu, la beauté s'émancipe : les bikinis, les minijupes sont là pour sublimer les corps sveltes. Les régimes minceur font leur entrée. La mode s'y met et en rajoute. On adule les mannequins ultra-minces, aux poitrines généreuses.

Les fessiers rebondis de la femme du 21ème siècle

De nos jours, les critères de beauté ont encore sensiblement évolué. Si le ventre plat est toujours de mise, les formes reviennent à la mode. Les fessiers rebondis à la Kim Kardashian deviennent la nouvelle norme de beauté et font pâlir de jalousie bon nombre de femmes. Le teint bronzé est toujours gage de bonne santé.

Pour rentrer dans les critères de beauté, la femme du 21ème siècle doit être sportive, au teint hâlé et aux fesses développées. Les rondeurs sont aujourd'hui une marque de sensualité même si les standards laissent encore largement la place aux silhouettes fines, sans pour autant verser dans une certaine « anorexie » que la mode avait pu mettre en avant, à un certain moment.

En conclusion, les diktats de la beauté évoluent grandement à travers les époques. L'idéal de beauté féminin est étroitement lié aux modes de pensée de chaque période de l'Histoire et aux grands événements marquants. Les stéréotypes changent et le mythe de l'idéal de beauté semble insaisissable, tant il est changeant. Pourtant, certains visages et corps incarnent une beauté intemporelle et universelle… La Mona Lisa de Leonard de Vinci en est un exemple touchant.

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